Raiz De Sana en concert au studio des Rigoles
09 nov 2011 Laisser un commentaire
in Raiz de Sana en concert au studio des Rigoles
Bonjour tout le monde !
Ils sont 7 ils viennent de Rio et font une tournée Européenne, nous avons la chance de les recevoir au P’tit Bal Perdu pour un ForroBodó EXCEPTIONNEL!!… Petite BIO!!
Le groupe Raiz de Sana propose une approche différente du forro brésilien (la musique du Nordeste) en mélangeant avec bonheur les instruments propres à cette musique et les influences venues du maracatu, du reggae, de la salsa, du rock. Avec plus de 60 000 albums vendus au Brésil, il démontre que l’on peut faire évoluer avec succès une musique traditionnelle tout en en gardant l’esprit !
Leur répertoire, interprété par 7 musiciens très inspirés, est la fois dansant et traditionnel!!
Après 4 albums, 13 années de succès et des tournées dans tout le Brésil Raiz do Sana, vient enfin en Europe pour une grande tournée qui passera par le P’tit Bal Perdu!!!
22h30 Concert de Forró avec RAIZ DO SANA
Ensuite DJ Thiago Lima jusqu’à 5hTarifs :
15€ en pré-vente / 13€ pour les adhérents P’tit Bal
20€ sur placeRéservation : 06 35 28 35 90 / Leptitbalperdu@gmail.comSTUDIO DES RIGOLES
46 rue des Rigoles
Paris 20°, Métro Jourdain
Bal Forrozinho le 29/10
25 oct 2011 Laisser un commentaire
in Non classé
Bonjour tout le monde !
Retrouvons nous au Divan Bar pour une petite soirée très sympa autours d’un verre!!
La piste est super (un beau parquet) et le patron sait recevoir!!!
20h30 Initiation à la danse avec Marion
Ensuite Bal jusqu’à 2h!
Entrée : 8€ avec une conso.
LE DIVAN BAR
25 rue D’Enghien
75010 Paris
Finale du concours de danse forro 2011
25 oct 2011 Laisser un commentaire
in Non classé
Bonjour tout le monde !
GRANDE FINALE LE 26 octobre du concours de danse forro 2011…si vous voulez y allez , regardez cette affiche.
avec le Groupe JOTA et leur invité Adelmario COELHO (direct du Brésil)
Ouverture des portes à 20H
LIEU
Bizzart Club
167 quai de Valmy, 75010 Paris
Soirée Forro avec Bernardo Luiz
17 oct 2011 Laisser un commentaire
in Soirée Forro avec Bernardo Luiz
Bonjour tout le monde !
Cours de danse débutant 21h (GRATUIT!!!)
Concert avec Bernardo Luiz 22 h (GRATUIT!)
Caiprinha: 3,00 euro
Le Royal Montreuil – Montreuil
59 rue de Paris
93100
Métro “Croix de chavaux” ligne 9, sortie côté place du Marché.
Pour tous renseignements: 06 72 65 91 09
bernardoluiz@hotmail.fr
FESTIVAL DA CAIPIRINHA LE 29 OCTOBRE 2011
14 oct 2011 Laisser un commentaire
in FESTIVAL DA CAIPIRINHA LE 29 OCTOBRE 2011
Bonjour tout le monde !
Alors si tu aimes faire la fête, voyager, découvrir d’autres cultures, surtout faire la fête dans les règles de l’Art du BRESIL, c’est là que tu dois être!!!!!!
Le 2éme Festival da Caipirinha arrive et une fois de plus il va faire trembler les murs au son du Forró, du Sertanejo et de la samba…
Éclatez vous sur tous les rythmes du Brésil, au “CIRQUE DIANA MORENO”, un endroit magique pour retrouver toute la joie du Brésil dans 2 ambiances.
Ouverture des portes à 22h avec DJ
Horaires de passage des artistes :
Batucada Misto Quente : 23h
Marcus Paulo : 23h40 à 00h10
Capoeira Luanda : 00h30 à 00h45
Adelmário Coelho : 1h00 à 2h00
Jota : 2h00 à 2h30
I love Samba : 3h à 4h
DJ Ricardo John : 4h00 à 6h00
GRAND CHAPITEAU
“BrasilRaiz”
Tous le concerts live
. FORRO: “Adelmário Coelho – O maior forrozeiro do Brasil”
. SAMBA: Grupo I Love Samba (révélation de la Samba en Paris)
. SERTANEJO: Marcus Paulo (révélation du Sertanejo Universitário en Belgique)
. DJ Ricardo John
PETIT CHAPITEAU
“BrasilMix”
World Music non stop
DJ Dicka DAMASIO
Les CAIPIRINHAS (citron, fraise, fruit de la passion, kiwi)
Entrée:
Prevente: 15€ + 1 caipirinha (Fnac, Moxity, Brasiloja)
Surplace: 20€
Pour informations : 06 16 03 17 50
Adresse – 112, Rue de la Hale Coq – Paris – 75017 (Porte d’Aubervilliers)
BUS 65, N43 Arrêt: La Haie Coq – BUS 239 Arrêt: Skanderbeg
BUS 54, PC3 Arrêt: Porte d’Aubervilliers (Les arrêts sont on face du Cirque)
Je vous mets quelques videos pour les artistes que les gens ne connaissent pas :
Marcus Paulo
Pour ceux qui ne connaissent pas la musique sertanejo, allez le voir…
I Love Samba
Adelmário Coelho
Du très bon forro, à danser et à voir.
Je pense que cela mérite le déplacement alors même ceux qui ne connaissent pas la musique nordestine, c’est une chance de découvrir et d’aimer cette culture et ce pays fantastique qui est le Brésil.
à très bientôt !
FORRO DA LAVAGEM FLAVIO JOSE & DEL FELIZ
13 sept 2011 Laisser un commentaire
in FORRO DA LAVAGEM FLAVIO JOSE & DEL FELIZ
Bonjour tout le monde !
Concert exceptionnel à ne pas rater ! là, il va y avoir du lourd et du bon au niveau du forro. Je pense que ceux qui aiment le forro pé de serra vont être ravis, voici les détails de la soirée :
Soirée “VENDREDI 16 septembre 2011″, Forro du lavage » de 20h à 5h @ Bizz’art Club
Le Bizz’art Club accueille le fameux Forró du groupe Jota, ambassadeur du forró en Europe, pour une soirée au son du traditionnel rythme brésilien.
Les artistes Del Feliz et son invité le maître Flavio José venus directement du Brésil seront présents pour enflammer la soirée.
@ Bizz’art Club – 176, Quai de Valmy – 75010 Paris. Métro : Jaurès ou Louis Blanc
Réservation : Brasiloja – 16 Rue Ganneron 75018 Paris – 09 50 56 91 56 – Métro : La Fourche.
Paf : 15€ en prévente / 20€ sur place.
Je regrette que cela ne se fasse pas aussi souvent et surtout en province. Il faut motiver les artistes du Brésil à venir en France montrer leur talent. On a eu Falamansa, Estakazero, et Cangaia de Jegue et il faut continuer.
Para a comemoraçao dos 10 anos da Lavage de Madeleine em Paris, o evento contara mais uma vez com o tradicional ritmo brasileiro ” O Forro” e sem duvidas o anfritao dessa noite sera o embaixador do forro na Europa
” Grupo JOTA”, que ira convidar 2 grandes artistas vindos diretamente do Brasil :
Del Feliz, mostrando seu trabalho pela 2° vez em Paris e o Rei do Xote no Brasil
Flavio José, que tem uma brilhante carreira com mais de 15 CD’s lançados.
No dia 16 de setembro acontecera o FORRO DA LAVAGE, no Bizzart’s, local que ha 5 anos acontece o famoso Forro do Grupo JOTA, tera tambem curso de dança, Dj’s e a tradicional Feijoada apartir das 20h ate as 5h .
Excellent pour danser cette chanson…et puis elle est belle question mélodique.
Pour écouter des morceaux de musique de Flavio José : http://www.lastfm.fr/search?q=Flavio+Jos%C3%A9&from=ac
Achat albums Flavio José : http://www.musicme.com/#/Flavio-Jose/?q=Flavio+Jos%E9
Son site internet : http://www.flaviojose.com.br/
Petit hommage à cette chanteuse que les bons forrozeiros connaissent : Elba Ramalho.
La dernière, elle est vraiment très romantique et magnifique…
à bientôt !
Banda Menina do Céu
15 août 2011 Laisser un commentaire
Bonjour tout le monde !
Un groupe qui fait du bon forro pé de serra comme je l’aime : Banda Menina do Céu
Leur site : http://www.meninadoceu.com.br/novo/conteudo/index.php

Quarteto Olinda
25 juil 2011 Laisser un commentaire
Bonjour tout le monde,
Je vous présente un groupe de forro sans accordéon mais très bon : Quarteto Olinda
Quando dava meia-noite, a longa fila na entrada indicava que do lado de dentro, no salão do Xinxim da Baiana, o negócio tava bom. De junho de 2006 até outubro de 2008 foi assim: casa cheia, ‘mulher bonita’, cerveja gelada e um forró de rabeca pra lá de quente, comandado pelo Quarteto Olinda. A temporada no Xinxim (bar no Carmo, Olinda) acabou, mas as noites de festa estão registradas agora no primeiro disco do grupo. O CD do Quarteto Olinda, gravado no estúdio Carranca e com repertório inteiramente autoral, será lançado no próximo dia 31 de julho (sexta-feira), com um forró de rabeca legítimo e olindense, no Clube Atlântico, a partir das 22h. O encerramento da noite fica por conta da Academia da Berlinda. O grupo,surgido em 2005, reúne músicos que conviveram nos forrós, boizinhos, cirandas e bancos de cavalo-marinho da periferia e ladeiras de Olinda no início de 1990. Ainda meninos, entre 14 e 16 anos, beberam direto da fonte de Mestre Salustiano, Murilo da Rabeca e de bandas pernambucanas que ganharam o mundo naquela década, como o Mestre Ambrósio. Na junção dos percussionistas Guga Amorim, Bruno Vinezof e do baixista Yuri Rabid com o potiguar Cláudio Rabeca, nasceu o Quarteto. Em 2006, após a entrada do pandeiro de Guga Santos (o ‘Rasta’), o Quarteto manteve a poesia e humor do nome, mesmo passando a ser um quinteto. O CD, gravado no Estúdio Carranca, no Recife, conta com doze músicas. Dessas, sete recebem assinatura dos músicos do grupo. O repertório privilegia um forró de rabeca bem cru, envolvendo outros universos como o samba de matuto (ou de latada) e o coco. Ainda ganha peso especial nas composições de parceiros próximos do ‘movimento do forró de rabeca de Pernambuco’. CONTATO: João Lucas Amorim joao.l.amorim@gmail.com (81) 9113.4319 (81) 3494.4240.
Je vous mets quelques videos :
http://quartetoolinda.conexaovivo.com.br/
J’adore le rythme du violon, il ne fait que nous emporter à Recife ou à Olinda et les autres musiciens que du talent. Je trouve que cela peut ressemblait à nos musiques traditionnelles plutôt occitanes. Vous en pensez quoi? J’ai mis leur myspace dans les liens. Vous pouvez télécharger l’album de 2009 sur ce lien http://discotecanacional.blogspot.com/2009/07/quarteto-olinda-2009.html. Je pense qu’il mériterait à être connu même en France.
à très bientôt !
FORRO du SERTAO
18 juil 2011 Laisser un commentaire
Bonjour tout le monde !
J’ai trouvé sur la toile un très bon article qui parle du forro du Sertao..
Du Brésil, on connait surtout la samba du carnaval de Rio et les sophistications de la bossa-nova. Pourtant ce pays immense regorge de traditions musicales diverses et pratiquement inconnues du reste du monde. Dans le Nordeste, région comprise entre l’état de Bahia et l’Amazonie et qui représente près de 20 % de la surface du pays, s’est développé un genre musical unique : le forró.

La région Nordeste (« nord-est »), historiquement la première colonisée, est la plus pauvre du pays. Sous l’emprise de grands propriétaires terriens qui perpétuent un véritable système féodal, le Nordeste reste aujourd’hui encore marqué par la misère et l’injustice sociale. C’est particulièrement vrai de tout l’intérieur aride du territoire, le mythique Sertão.
Le Sertão est une terre de faim et de syncrétisme, dessinée par la caatinga (« forêt blanche » en langue indigène Tupi-Guarani) faite de plantes épineuses, de cactus et de cailloux. L’histoire douloureuse du Sertão a été marquée par des périodes de famine catastrophiques suite aux sécheresses récurrentes qui empêchent le développement de l’agriculture. L’élevage bovin est pratiqué de manière artisanale, employant une importante population de vaqueiros (« vachers ») dont le mode de vie ancestral persiste encore aujourd’hui. Ce sous-développement social et économique n’a pourtant pas empêché le développement d’une culture forte, particulièrement sur le plan musical. Au contraire, le Nordeste et le Sertão forment sans doute l’un des plus importants greniers culturels du Brésil.
C’est dans ce chaudron culturel singulier qu’est né le forró, qui est rapidement devenu l’un des éléments identitaires des Nordestins. Depuis plus d’un siècle,
les bals forró permettent à la population de trouver un peu de réconfort et d’oublier un moment les épreuves de la vie quotidienne.
Bien que le forró ait connu une évolution importante en voyageant vers les centres urbains et dans le pays tout entier, c’est avant tout une musique populaire, qui reste attachée à ses racines rurales. La poésie simple et directe des chansons parle de la vie de tous les jours des Nordestins. De ce fait, pendant des décennies, les élites intellectuelles et musicales ont méprisé le forró considéré comme une musique d’illettrés et de bouseux, sans raffinement et sans valeur.
C’est l’accordéon, ou sanfona, qui est l’instrument roi et le grand symbole du forró. Aujourd’hui, les musiciens utilisent principalement l’accordéon chromatique à clavier. Mais certains continuent à jouer aussi le pé-de-bode (ou sanfona de oito baixos), petit accordéon diatonique datant des débuts de l’histoire du forró et possédant seulement huit boutons de basses. Il arrive aussi que l’instrument soliste soit un harmonica ou une rabeca (violon traditionnel du Brésil).
Le forró traditionnel nordestin présenté sur les deux volumes de Forró acústico est appelé forró pé-de-serra (« forró du pied de la montagne »). Habituellement, un groupe pé-de-serra est composé d’un accordéon, d’un triangle et d’une zabumba. Autre instrument emblématique du forró, la zabumba est une grosse caisse tenue en bandoulière, jouée d’un côté avec un maillet, et de l’autre avec une baguette qui joue les contre-temps.
Au cours de l’histoire, les catastrophiques sécheresses du Sertão ont poussé beaucoup de paysans désoeuvrés à un exode massif vers le Sud pour devenir les ouvriers des grands chantiers de la construction de São Paulo, Rio de Janeiro et Brasília. Ces immigrants nordestins et leur descendance forment aujourd’hui la classe pauvre des capitales où on leur réserve toutes les tâches ingrates. En quittant leur terre, les Nordestins ont emporté leur culture, et le forró bat aujourd’hui son plein sous une forme renouvelée dans les innombrables bars dansants forró des capitales.
Dans l’état d’Espirito Santo d’abord, puis à Brasília, est ensuite apparu un genre nouveau, appelé forró universitário (car il s’est développé d’abord dans le milieu étudiant des universités). Ce genre a conservé la formation de base du forró pé-de-serra en y adjoignant d’autres instruments modernes et des orchestrations plus savantes, ce qui a produit une forme de forró adouci plus au goût des classes moyennes et supérieures. Par extension, « forró universitário » désigne aussi tout le forró produit au Sud du pays.
Depuis quelques années, le forró connait une nouvelle vague très populaire sous la forme du forró romântico (ou electrônico). Ce phénomène est né dans le Nordeste, mais s’est rapidement étendu dans tout le pays. Ce sont des groupes à vocation très commerciale qui conservent seulement quelques éléments du forró original, allant parfois même jusqu’à remplacer l’accordéon par le synthétiseur. Ces bandas proposent des spectacles chorégraphiés à grand renfort d’effets spéciaux qui attirent des foules gigantesques pour danser au rythme facile de chansons romantiques ou à caractère sexuel. Ce raz-de-marée commercial rend la vie dure aux musiciens fidèles au forró pé-de-serra. Mais, en revanche, il fait vivre bon nombre de musiciens de la jeune génération. Bien que ce forró commercial phagocyte le marché du disque et les ondes radios, le forró pé-de-serra continue à animer les bals populaires, et il garde la vedette des grandes fêtes de São João.
Chaque année, la saison du forró culmine lors des fêtes de São João (la Saint-Jean). Cette tradition héritée du Portugal a acquis au Brésil une importance exceptionnelle. Au calendrier officiel, c’est le 24 juin qui est le jour de São João. Mais dans le Nordeste, c’est tout le mois de juin qui est consacré aux bals forró et aux quadrilhas (danses en « quadrilles »), attirant une foule plus importante encore que le carnaval.
Traditionnellement, les grands centres du forró sont Caruaru (état de Pernambuco) et Campina Grande (état de Paraíba) qui possèdent de grands forródromos (stades spécifiquement réservés aux concerts de forró, équivalents des énormes sambódromos de Rio et São Paulo). Mais la force extraordinaire du forró réside dans son omniprésence dans tout le Nordeste, et la São João se fête jusque dans le plus petit village isolé du Sertão où se cachent souvent les artistes les plus étonnants.

Dans le contexte de l’économie de survie qui caractérise la région, rares sont les musiciens qui peuvent faire de leur art une profession. Et même pour ceux qui y parviennent, ils l’exercent généralement de manière saisonnière, principalement durant la période de São João. En dehors de cette saison, ils sont souvent forcés de poursuivre une autre activité pour nourrir leur famille, comme c’est le cas de la plupart des musiciens que vous pourrez entendre ici.
Sous le terme générique forró se retrouvent en réalité plusieurs rythmes différents, dont les plus importants sont le baião, forró, xote, arrasta-pé et xaxado. Pour chaque titre, vous trouverez au dos du disque la spécification du rythme employé.

Le rythme considéré comme fondateur est le baião, formalisé et rendu célèbre par la plus grande figure de l’histoire du forró : Luiz Gonzaga. Le terme est issu de l’expression « baiar », forme populaire de « bailar » (« faire le bal »). Ce rythme binaire est inspiré de celui des bandas de pifanos traditionnels. Ce sont des groupes de flûtes et percussions eux-mêmes issus du métissage entre chants indiens, rythmes africains et marches militaires européennes. Le génie de Luiz Gonzaga, connu comme Rei du baião (« roi du baião »), est d’avoir conservé l’accompagnement rythmique des pifanos (dont la zabumba) en remplaçant les flûtes par l’accordéon. Il a ainsi établi la forme classique du groupe pé-de-serra à partir duquel il a développé un répertoire de chansons nouvelles, en collaboration avec le poète Humberto Texeira surnommé Doutor do baião (« docteur du baião »). C’est la chanson « Vira e Mexe » (en 1941) qui fit le premier succès de Luiz Gonzaga, entraînant une vague de succès populaire du baião et une reconnaissance nationale du forró de manière générale.
Le rythme forró à proprement parler est plus rapide et plus syncopé que le baião. C’est le rythme dominant aujourd’hui, probablement parce qu’il est le plus spectaculaire musicalement, et aussi le plus dansant. La majorité des titres repris sur ce disque sont des forró. L’origine du mot forró est sujette à controverse. L’explication la plus probable est qu’il s’agirait de la contraction du mot nordestin « forrobodó », qui signifie désordre ou confusion. Par extension, « forrobodó » décrit un bal ou une fête. L’autre explication voudrait que le terme soit issu de la prononciation locale de l’anglais « for all ». Cette théorie se base sur le fait qu’au début du vingtième siècle, la construction des chemins de fer de l’état de Pernambuco a été confiée à des ingénieurs anglais qui organisaient volontiers des bals ouverts à tous, dont les annonces affichaient l’expression « for all ». Le forró se danse en couple, en corps à corps, de façon sensuelle et énergique. Il nécessite la complicité des couples de danseurs et un bon balancement du bassin pour être bien exécuté.
Très apprécié aussi des danseurs, le xote se danse tête contre tête, les yeux fermés, en exécutant en synchronisme des pas glissés selon la formule consacrée « dois pra cà, dois pra là » (« deux pas par ici, deux pas par là »). C’est dans le répertoire du xote qu’on trouve les plus belles mélodies. Ce rythme plus lent et raffiné permet aux musiciens une plus grande finesse d’inspiration et d’interprétation. Certains artistes se sont d’ailleurs spécialisés exclusivement dans ce genre. C’est aussi le rythme favori du courant de forró universitário.
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Par contraste, le rythme arrasta-pé est une adaptation accélérée des marches militaires venues d’Europe. Ce rythme est particulièrement apprécié lors des quadrilhas des fêtes de São João. Il se danse de manière ludique en se balançant d’un côté à l’autre de façon sautillante. Un bon arrasta-pé sème toujours la bonne humeur collective.
Certains groupes perpétuent aussi la tradition du xaxado. Selon la légende, ce rythme ancien et parent du baião, aurait été créé par le fameux Lampião et sa bande de cangaceiros (bandits controversés du Sertão).

Lampiao et son frère Antonio (photo prise par Lauro Cabral à Juazeiro en mars 1926) extrait du livre Lanpiao, vies et morts d’un bandit brésilien par Elise Grunspan-Jasmin, éditions Puf.
Le seul film sur Lampiao, sa compagne Maria Bonita et ses compagnons tourné en 1936 par Benjamin Abrahao (Ce dernier fut retrouvé assassiné quelques années plus tard)
La xaxado a vraisemblablement des racines rythmiques indiennes indigènes. Il fait d’ailleurs aussi partie du répertoire des bandas de pifanos. C’est à l’origine une danse paysanne, imitant les pas exécutés lors de la culture du feijão (le haricot, aliment de base du Nordeste). Le nom xaxado évoque le son du frottement rythmé des pieds durant le travail (« xa-xa-xa »). Le rythme syncopé du xaxado est bien reconnaissable. Il prend souvent une forme quasiment incantatoire qui emmène les danseurs dans une transe ludique. Il est pratiqué surtout par des groupes folkloriques perpétuant la mémoire des bandits cangaceiros, et lors des quadrilhas de la fête de São João. Une fois encore, c’est Luiz Gonzaga qui a remis ce rythme au goût du jour, en l’intégrant à son répertoire durant les années 40. Il a même rendu hommage ouvertement à Lampião en se parant du chapeau traditionnel des cangaceiros comme costume de scène. Il a aussi composé de nombreux xaxado qui ont contribué à faire de ce personnage controversé une figure héroïque et un symbole du courage des Nordestins.
Il existe bien entendu une multitude de variantes régionales et d’inventions personnelles des musiciens qui utilisent régulièrement d’autres rythmes nordestins, comme le côco, le rojão, le maracatù, et le populaire frevo du carnaval de Recife et Olinda. Ils composent et adaptent aussi à leurs instruments des morceaux sur des rythmes venus du Sud du pays comme le valnerão, le choro ou la samba. Lors des bals, ils intègrent aussi occasionnellement d’autres danses venues d’Europe, comme la valse ou la mazurka. Toutes ces influences sont toujours adaptées à leur répertoire propre, en leur donnant une couleur nordestine qui fait le charme inimitable du forró.


Deux disques du label Cinq Planètes
Le forró compte aussi un ingrédient régional important: la culture du vaqueiro.
Traditionnellement, les vaqueiros chantent a capella des mélodies inspirées de l’appel des boeufs. Lorsque ces chants sont composés d’onomatopées ou que ce sont des poèmes improvisés, ils portent le nom d’aboio (terme provenant de boi, « boeuf »). Lorsqu’il s’agit des vers préexistants récités en utilisant le phrasé de l’aboio, ils portent le nom de toada. Ces chants, très respectés par les Nordestins, sont exécutés à une ou deux voix et utilisent une poésie simple qui évoque le plus souvent la vie dure mais belle du vaqueiro. Les aboiadores se rencontrent pour chanter à l’occasion des vaquejadas. Chaque localité du Sertão organise sa vaquejada qui attire toute la population rurale pour faire la fête autour des exploits des cavaliers et des vaqueiros qui se disputent le podium du corrida nordestine. La culture du vaqueiro inspire beaucoup d’artistes nordestins qui utilisent le thème, la poésie et parfois même le phrasé musical de l’aboio. A l’inverse, on trouve aussi beaucoup d’aboiadores qui s’accompagnent d’un groupe forró dans un style qu’on appelle forró de vaquejada. C’est le cas de plusieurs artistes que vous pourrez entendre sur les deux volumes de ce Forró acústico. La sélection reprend aussi des extraits de toadas et aboios traditionnels.

Damien Chemin au “Travail” dans le Sertao…
à très bientôt !
Forro d’Aqui
17 juil 2011 Laisser un commentaire
in Forro d'Aqui
Bonjour tout le monde !
Je vous présente un nouveau groupe de forro qui vient du sud de la France : Il faut les encourager…Il s’appelle Forro d’Aqui.
En plus ce qu’ils font, c’est du bon forro pé de serra. Je vous mets leur myspace :
http://www.myspace.com/forrodaqui
Pour l’instant, ils n’ont pas de videos mais cela va venir ainsi que leurs concerts. La communauté forrozeiros grandit et cela c’est génial.
à très bientôt !




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