Le forró, wouah ! Ça réveille !

Bonjour tout le monde !

Attachez vos ceintures, ça va remuer !

Nous vous avions parlé du festival. Mais nous ne nous avions pas évoqué le style de musique qu’il y aura. Bien entendu, ce sera de la musique brésilienne. Oui, nous savons, ça peut surprendre étant donné le nom du festival ;)

Mais plus particulièrement, ce sera de la musique forró. Pour vous donner une idée, nous vous invitons à aller voir ce que joue Lenivaldo Verissimo. Et ce n’est qu’un échantillon de ce que vous écouterez au festival !

Le forró est aussi une danse, voyez plutôt :

Fini la rigolade, faisons un brin de culture. Originaire du Nordeste du Brésil, et surtout d’une région bien particulière qu’est le Pernambuco, le forró naît dans les bals, de Recife et des zones rurales, organisés par les anglais lors de la construction du chemin de fer au XIXème siècle. Ouverts à tous, "for all", l’expression s’adapte au brésilien sous le nom de "forró".

Le Pernambuco étant une zone pauvre et peu industrialisée, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes ne manquent sous aucun prétexte le bal de la semaine ! Ils s’y retrouvent autour d’un verre en écoutant une chanson et l’ambiance chaude et conviviale est palpable. Les musiciens jouent du fifre, de la zabumba (grosse percussion), de l’accordéon, et de la rabeca (violon rudimentaire). Les couples de danseurs exaltent sur des rythmes qui deviennent à la mode et créent un patrimoine musical régional qui devait passer inaperçu dans le reste du Brésil.

Nous sommes dans les années 1940, des vagues migratoires se dirigent vers le sud du pays, vers une vie meilleure. C’est à ce moment que le forró se nationalise et qu’il est le moyen d’exprimer les souffrances et les joies, les rencontres et les ruptures, la vie de tous les jours en somme.

Une trentaine d’années plus tard, le forró s’urbanise et des artistes comme Gilberto Gil, Caetaneo Veloso ou Alceu Valença "rockisent" et "popisent" cette musique. Le forró devient un style à part entière sur le marché musical national ! Cependant, les bals forró restent très largement occupés par les classes ouvrières, domestiques et artisanes.

Il y a une vingtaine d’années, le forró s’implante dans les grandes villes telles que Rio et Sao Paulo où, grâce à l’importante communauté nordestine, les bals forró sont remis à la mode et toutes les couches de la société sont touchées. Le forró devient un véritable phénomène national qui fédère une grande partie de la population. Bien entendu, cet élargissement de public entraine une modification de la pratique du forró. Des instruments tels que la guitare électrique, la basse et la batterie viennent enrichir les orchestres de forró.

Aujourd’hui, le forró est un phénomène commercial et médiatique urbain à n’en pas douter qui se danse coller-serrer et sensuellement… Ça fait envie, n’est-ce pas ?

À très bientôt à tous !

Adeus em tudo !

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