Le Brésil, la confiance dans l’avenir comme clé du bonheur

« Quelle est la plus grande différence entre les brésiliens -les cariocas en particulier- et les européens -les français en particulier ? »…

Ce qui nous oppose fondamentalement aujourd’hui (et demain certainement -et malheureusement pour nous européens- encore plus), c’est la croyance dans un avenir meilleur. C’est le sentiment, largement répandu, que Rio et le Brésil seront plus agréables à vivre demain qu’aujourd’hui, que les conditions de vie et le fameux « vivre-ensemble » s’améliorent pour le bénéfice de la majorité de ses habitants. Evidemment, la réalité est beaucoup plus nuancée, et de larges couches de la population restent exclues de ce que The Economist a appelé le « décollage du Brésil » (« Brazil takes off », The Economist du 12 novembre 2009), mais la perception générale, le regard sur l’avenir, l’état d’esprit des gens suintent d’optimisme, et ce quelle que soit (ou presque) leur condition sociale.

Ainsi, selon un sondage réalisé par le newsmagazine Veja en mars 2010, 77% des habitants de Rio se déclarent plus optimistes qu’hier pour l’avenir de leur ville, et par ricochet, du Brésil tout entier. Les cariocas pensent que les gens respectent plus la loi aujourd’hui qu’hier (à 68%) et considèrent que leurs conditions de vie se sont améliorées (à 64%). Bien entendu, dans le cas spécifique de Rio, des facteurs expliquent plus qu’ailleurs ce phénomène : l’obtention des Jeux Olympiques de 2016, un point très positif pour 69% des habitants de la ville, l’installation des fameuses UPP dans les principales favelas de la ville, approuvée par 83% des cariocas ou encore la politique de maintien de l’ordre public (les inimitables « choques de ordem » régulièrement menés par la municipalité, le dernier en date étant le détaggage en règle de plusieurs quartiers de la ville suite à l’émotion provoquée par le « coloriage » du Cristo Redentor voici 15 jours), validée à hauteur de 86%. Tout ceci contribue à raffermir l’image d’une ville et d’un pays qui transpire la confiance et une certaine joie de vivre (cette alegria toute carioco-brésilienne, qui confine parfois à une forme de naïveté, mais qui est tellement agréable à vivre dans les rapports au quotidien).

On touche là à un vrai « fossé » psychologique avec notre vieille Europe, où le sentiment largement répandu est une défiance et une peur envers un avenir qui ne peut être que plus sombre que le présent. Bien entendu, nos sociétés plus avancées ont plus à perdre, dans un futur que l’on perçoit semé d’embûches, que le Brésil, puissance naissante mais encore à construire pour ce qui concerne la solidarité nationale et une certaine forme de conscience collective. Dès lors, nous français préférons nous accrocher mordicus à nos acquis actuels, persuadés que nous sommes que l’on ne pourra qu’aller moins bien demain (à cet égard, le débat naissant sur les retraites est emblématique). S’il est essentiel à mes yeux de préserver les fondamentaux de notre fameux « modèle social » (pourtant tant décrié…avant la crise financière), cela ne devrait pas nous empêcher d’être « mobiles » dans nos têtes et d’essayer de voir le verre à moitié plein plutôt que -systématiquement- l’inverse. Rien de mieux pour cela que de s’imprégner de cet état d’esprit résolument positif en venant découvrir Rio et le Brésil (pour les chanceux qui peuvent se le permettre), pour constater également combien nos conditions de vie, à nous européens, sont dans le fond meilleures, et pour opérer in fine la révolution mentale nécessaire pour voir de nouveau la vie du bon côté !

Notre vieux continent est à bout de souffle. Regardez, toute l’Europe se met à la tiède, cure d’austérité budgétaire et de chômage de masse pour tout le monde ! Comment gardez de l’optimisme dans cette avalanche de nouvelle morose et bien je pense qu’il faut allez vivre un peu au Brésil ou dans des pays qui sont en croissance économique.

La croissance folle des autres pays n’est pas aussi l’eldorado car revers de la médaille, c’est la destruction de l’environnement, et des riches encore plus riches et des pauvres un peu moins pauvres mais toujours pauvres. A quand, on arrivera à un juste milieu entre économie de marché et modèle sociale nécessaire. J’ai l’impression que les politiques n’ont pas encore trouvé de solutions alors je pense que c’est à nous citoyens de prendre des responsabilités et d’agir sur notre environnement social, politique ou environnemental. Je reprends le slogan de Barack Obama « yes, we can » mais version citoyenne.

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