Déforestation en Amazonie

Bonjour tout le monde !

Je voudrais apporter ma solidarité et mon émotion aux victimes des inondations dans la région de Rio de Janeiro la semaine dernière. Je regrette encore une fois que nos médias français n’ont pas beaucoup parlé de cette épouvantable tragédie. Ce sont les pauvres qui sont touchés au plus profond d’eux dans leur famille et qui payent le plus fort tribu en terme de morts. Vraiment, sortons de ce libéralisme qui détruit l’humain et la planète et pronons le développement durable, la solidarité et l’amour entre les humains.

Ce qui me met en colère, c’est la prolifération de l’urbanisation sauvage, le non contrôle de l’urbanisation de certaines autorités et adminstrations brésiliennes, la corruption de certains Maires pour avoir un terrain, des promoteurs verreux, la non punition des constructions illégales et une pauvreté qui n’est pas encore soignée et résolue. En France, il y a cela mais en plus attenué  mais c’est aussi révoltant.

En quête d’un sujet, je tombe sur une vidéo du « Dessous des Cartes », la déforestation de l’Amazonie brésilienne. Pourquoi pas. Chaque seconde, la déforestation avalerait 5000 m² de forêt primaire. Une estimation difficile à vérifier, un chiffre qui souligne un phénomène très actif. Les forêts tropicales humides, situées de part et d’autre de l’équateur, sont particulièrement touchées par ce déboisement. L’Amazonie, le tiers de la forêt tropicale de la planète, est le théâtre d’une exploitation excessive, et anarchique.

Etalée sur 8 Etats, la forêt amazonienne campe surtout en territoire brésilien, soit 60% de son couvert forestier total. Au milieu des années 90, la réduction de la forêt brésilienne inquiète. On craint alors que le cycle de 25-30 ans, nécessaire au renouvellement des espèces, ne soit pas respecté. (2)En 2005, les autorités brésiliennes retiennent la valeur record de plus de 26 000 km² avalés par la déforestation pour la période 2003-2004, soit l’équivalent du territoire de la Belgique. La même année, la revue Science révèle que la dégradation de la forêt brésilienne, très sous estimée, représenterait plus probablement le double. (3) Exprimées en m² ou en km² avalés, en m3, ou en pourcentage, les estimations de la déforestation de la forêt brésilienne abondent. Reste la certitude d’une surexploitation, qui est en train de saboter cette forêt que l’on surnomme « le poumon de la planète ». La destruction progressive de cette Amazonie, qui contribue à la disparition des hommes et des espèces, participe encore au réchauffement climatique. Jean Christophe Victor évoque les enjeux de cette déforestation de l’Amazonie brésilienne, ses causes, et ses conséquences.

Concernant l’Amazonie brésilienne, on a beaucoup parlé de la culture de soja. Pratiquement inexistantes il y a 60 ans, les cultures de soja couvrent aujourd’hui 21 millions d’hectares. De 1990 à 2004, les surfaces dédiées au soja auraient doublé. (1)Converti en huile, ou intégré dans nombre de produits, le soja est un ingrédient très demandé dans l’industrie agro – alimentaire. Avec l’épidémie de la fièvre aphteuse en 2001, le soja devient l’une des bases de l’alimentation bovine en Europe, et aux Etats-Unis. Conséquence des opportunités offertes par un marché en pleine expansion, le Brésil devient rapidement le second producteur mondial de soja, après les Etats-Unis. D’abord cultivé dans le sud du pays , le soja progresse vers le centre -ouest du Brésil, et le Masso Grosso, en marge de la forêt amazonienne. Aux portes de la forêt, les plantations de soja favorisent le développement des routes pour l’exploitation, et l’exportation. De nombreux migrants, attirés par les fronts pionniers ouverts dans la forêt, s’installent sur ces nouveaux territoires pour exploiter le bois, pratiquer l’agriculture, et l’élevage. Si l’on parle beaucoup du soja comme moteur de cette déforestation, c’est qu’il est aussi utilisé pour la fabrication d’agro-carburants. La flambée probable de ces carburants, issus du soja, et de la canne à sucre – spécialité brésilienne, à la base de son fameux éthanol – risquent fort d’accentuer la pression économique qui ronge l’Amazonie.

La déforestation en Amazonie vue de l’espace

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=3035

L’élevage reste la principale cause de la déforestation de l’Amazonie

  Après 3 années d’enquête au cœur de la filière de l’élevage brésilien, Greenpeace publie un rapport en forme de réquisitoire contre ce qui est le 1er moteur actuel de la déforestation au Brésil et dans le monde. Ce rapport démontre l’urgence d’actions – à tous les niveaux – sur la filière bovine brésilienne pour préserver la forêt amazonienne et le climat.

L’élevage est responsable de 80% de la déforestation amazonienne, ce qui représente 14% de la déforestation annuelle de la planète. La destruction progressive de la forêt amazonienne, par abattage et brulis, fait du Brésil le 4ème émetteur mondial de gaz à effet de serre. Le pays possède le plus grand cheptel commercial du monde. Il est le premier exportateur mondial de bœuf et de cuir et son gouvernement entend voir sa part sur le marché mondial doubler d’ici à 2018. « Mais cette expansion se fait sur l’avancée des frontières de la déforestation où les éleveurs profitent d’un manque patent de gouvernance », explique Grégoire Lejonc, chargé de campagne forêts chez Greenpeace France.

Le gouvernement brésilien soutient l’élevage et légalise la déforestation illégale

Le gouvernement brésilien a lui-même une attitude plus qu’ambiguë vis-à-vis de la préservation de la forêt amazonienne et du climat. D’un coté, le président Lula a annoncé récemment un plan d’action contre le changement climatique qui doit voir ce pays réduire de 72% le déboisement illégal d’ici 2018. « Or, ce rapport prouve clairement que 90% de la déforestation annuelle en Amazonie est illégale tandis que des lois régularisant de facto des terres accaparées illégalement pour l’élevage ont été adoptées récemment », explique Grégoire Lejonc. « Le gouvernement est l’un des principaux bailleurs de fonds et actionnaires du secteur de l’élevage en Amazonie, ce qui fait de lui un véritable promoteur de la déforestation amazonienne », poursuit-il.

Le tour du monde des marques complices indirectes de la déforestation

Greenpeace a pu remonter jusqu’aux produits de l’élevage et donc de la déforestation amazonienne. Du cuir des baskets Nike, Reebok ou Adidas, aux produits Louis Vuitton ou Gucci en passant par la viande des plats préparés servis sur le réseau SNCF, ou les produits commercialisés par Carrefour ou Casino au Brésil, le rapport fait un véritable « tour du monde » des marques impliquées indirectement dans la déforestation amazonienne. Répondant à l’interpellation de Greenpeace, nombre de ces marques déclarent ne pas avoir connaissance de l’implication de leurs fournisseurs dans la déforestation. « On a affaire à une filière aveugle et tentaculaire. Nous appelons toutes les entreprises impliquées à moraliser leurs approvisionnements », conclut Grégoire Lejonc.

Le rapport a été salué par le ministre de l’environnement brésilien lui-même, Carlos Minc, lors d’une conférence de presse le mardi 2 juin.

Greenpeace demande que :
- les nombreuses entreprises et marques citées dénoncent leurs contrats avec leurs fournisseurs et cessent d’alimenter la déforestation
- le gouvernement brésilien cesse de cautionner l’avancée de la déforestation en subventionnant et en légalisant le développement anarchique de l’élevage
- un fonds international de lutte contre la déforestation tropicale soit adopté, dans le cadre des négociations internationales sur le changement climatique (conférence de Copenhague), prévoyant un mécanisme de contribution obligatoire des pays industrialisés

Mais on constate depuis un an et la crise, un ralentissement de la déforestation mais restons prudent dans notre constat car tout peu évoluer très rapidement dans le mauvais sens. Je commence à constater que le gouvernement Brésilien ne laisse plus faire le génocide de la forêt et sanctionne plus durement les éleveurs sans permis, les contrebandiers de bois et les chercheurs d’or. La création des « shérifs » contre la déforestation en Amazonie est une bonne initiative, doit se pousuivre et s’amplifier en 2011.

 

La destruction de la forêt amazonienne brésilienne est tombée à son niveau le plus bas depuis 21 ans, s’est félicité jeudi le gouvernement.

Au cours des douze mois prenant fin en juillet, la déforestation a porté sur 7.008 km2, en baisse de 45%, le chiffre le plus bas depuis que l’Institut national des Etudes spatiales a commencé, en 1988, à établir un état des lieux de la déforestation.

« Nous mettons de l’ordre chez nous », a déclaré Dilma Rousseff, secrétaire générale de la présidence, lors d’une conférence de presse à Brasilia.

Les chiffres provisoires de l’agence spatiale, établis à partir d’images satellites, laissaient prévoir la forte baisse.

Le Brésil fait l’objet depuis plusieurs années de pressions pour qu’il mette un frein aux activités des bûcherons et des exploitants agricoles tenus en grande partie responsables de la destruction de la forêt.

La forêt amazonienne brésilienne a perdu environ 20% de sa superficie depuis les années 1970 et la déforestation avait atteint son apogée au cours de la période 2003/2004 avec la disparition de 27.329 km2 de forêt.

Le gouvernement affirme que l’amélioration est imputable à une meilleure surveillance mais les écologistes font valoir que la baisse des cours due à la crise économique a aussi joué un rôle. Dans le passé, la déforestation s’est accentuée lorsque la demande en soja, en viande et en bois augmentait.

La gestion par le Brésil de la forêt amazonienne, dont la destruction est à l’origine de deux-tiers environ des émissions de CO2, devrait figurer en bonne place, le mois prochain, au sommet de Copenhague sur le climat.

« Aujourd’hui, nous avons conscience de ce que la question du climat est la plus grave à laquelle nous ayons à faire face », a déclaré le président Luiz Inacio Lula da Silva en qualifiant d' »extraordinaire » la chute de la déforestation.

Le ministère de l’Environnement propose que la moitié environ des 40% de réduction des émissions de C02 proposés par le Brésil provienne de la réduction de la déforestation.

Le gouvernement s’est fixé comme objectif d’ici 2020 une diminution de 80% du taux de déforestation, sur la base d’une moyenne annuelle de 19.500 km2 entre 1996 et 2005.

Greenpeace a déclaré dans un communiqué que, bien que la baisse soit importante, la déforestation reste trop forte et l’objectif du gouvernement n’est pas assez ambitieux.

« Le président (…) serait content si, dans onze ans, la forêt amazonienne est détruite au rythme d’un peu moins de trois villes de la taille de Sao Paulo par an », dit le communiqué en évoquant la plus grande ville d’Amérique du Sud.

 à très bientôt !

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